Le communiqué de l'Aéroport La Réunion Roland Garros a donc publié ce communiqué ce mardi 8 septembre:
"Réuni ce mardi 8 septembre 2026, le Conseil de Surveillance de la Société Aéroportuaire de
La Réunion Roland Garros a pris acte de la démission de Thomas Dubus de ses fonctions de
Président du Directoire.
Afin de garantir la continuité de la gouvernance de l’entreprise, le Conseil de Surveillance a
demandé à Fabrice Grondin, membre du directoire, qui l’a accepté, d’assurer la direction par intérim
de la société à compter de ce jour.
A ce titre, il aura à sa charge la continuité du fonctionnement de l’entreprise, la poursuite de
ses projets et le maintien d’un dialogue constant avec les salariés, les compagnies aériennes, les
partenaires institutionnels et l’ensemble des acteurs locaux.
Le processus usuel de recrutement de la future présidence du directoire, applicable dans les
sociétés dont l’Etat est actionnaire majoritaire, sera engagé dans les meilleurs délais.
Le Conseil de Surveillance réaffirme sa confiance dans la solidité de l’entreprise, dans
l’engagement de ses équipes et dans leur capacité à poursuivre pleinement les missions de
l’Aéroport de La Réunion Roland Garros au service de ses usagers, de la connectivité et du
développement du territoire".
Selon nos confrères d'Outre-Mer La 1ère, ce sont "les conditions d'attribution du marché public de la sûreté aéroportuaire d'un montant de 88 millions d'euros" qui aurait précipité la démission surprise de Thomas Dubus. "Face aux doutes grandissants, le Conseil de surveillance avait pris la décision de mandater deux avocats parisiens afin de mener une enquête interne sur ces procédures d'attribution".
Les soupçons de conflit d’intérêts entourant l’appel d’offres relatif au marché de sûreté concernerait la participation de la compagne de Thomas Dubus qui représentait les intérêts de la société Wo Group, une des huit entreprises candidates à cet appel d'offres, mais qui s'était retirée de la procédure après un article de notre confrère Zinfos974 révélant cette affaire. Trop tard, le mal était fait, l'Agence des participations de l'Etat a donc demandé le départ de Thomas Dubus.