Prix de la Meilleure Cinématographie pour "Scarlet Blue"
Nous laissons la parole à Aurélia Mengin pour nous raconter cette belle aventure.
"Mon deuxième long métrage était présenté en compétition au Queer Screams Film Festival, le 15 août, au mythique Clinton Street Theater, un lieu emblématique du cinéma indépendant américain. Recevoir ce Prix de la Cinématographie dans un tel contexte a une résonance toute particulière pour moi.
Je suis particulièrement heureuse de recevoir cette distinction aux États-Unis, dans un festival qui défend avec passion un cinéma de genre LGBTQ+, indépendant, audacieux et hors des normes, et qui donne une véritable place aux nouveaux cinéastes. Queer Screams revendique une culture du cinéma queer et fantastique qui puise dans l’histoire même du cinéma de genre américain: un cinéma libre, underground, profondément attaché à la différence et à la liberté de création.
C’est aussi une immense fierté, car ce prix récompense l’un des axes fondamentaux de mon cinéma: la photographie comme langage de mise en scène, comme matière émotionnelle et comme prolongement de la dramaturgie.
L’architecture de la lumière, la dynamique des cadres, le mouvement de la caméra et l’incandescence des couleurs constituent des piliers de mon langage cinématographique, depuis mes premiers courts métrages et mon premier long métrage, "Fornacis". Je construis la photographie comme une matière organique en fusion, qui participe pleinement à la narration, à la sensation, à la psychologie des personnages et à l’émotion.
Je partage cette récompense avec ma magnifique équipe image: mon chef opérateur Sylvain Rodriguez, mon steadicamer et cadreur René-Pierre Rouaux, et mon étalonneur Daniel Santini.
Je souhaite également dédier ce prix à mon papa, l’artiste Vincent Mengin-Lecreulx. J’ai passé mon enfance dans son atelier, où il m’a appris le langage des couleurs et des formes, la puissance des matières et des contrastes. Il m’a aussi transmis son audace: celle d’associer les formes et les couleurs pour créer son propre vocabulaire artistique.
Je mesure aujourd’hui à quel point cette transmission habite mon cinéma. Si je porte une telle exigence autour de la couleur et de la photographie, c’est aussi parce que j’ai grandi au contact de son regard d’artiste, mais également de tous les artistes venus en résidence chez mes parents, au Lieu d’Art Contemporain de La Réunion".
"Mon deuxième long métrage était présenté en compétition au Queer Screams Film Festival, le 15 août, au mythique Clinton Street Theater, un lieu emblématique du cinéma indépendant américain. Recevoir ce Prix de la Cinématographie dans un tel contexte a une résonance toute particulière pour moi.
Je suis particulièrement heureuse de recevoir cette distinction aux États-Unis, dans un festival qui défend avec passion un cinéma de genre LGBTQ+, indépendant, audacieux et hors des normes, et qui donne une véritable place aux nouveaux cinéastes. Queer Screams revendique une culture du cinéma queer et fantastique qui puise dans l’histoire même du cinéma de genre américain: un cinéma libre, underground, profondément attaché à la différence et à la liberté de création.
C’est aussi une immense fierté, car ce prix récompense l’un des axes fondamentaux de mon cinéma: la photographie comme langage de mise en scène, comme matière émotionnelle et comme prolongement de la dramaturgie.
L’architecture de la lumière, la dynamique des cadres, le mouvement de la caméra et l’incandescence des couleurs constituent des piliers de mon langage cinématographique, depuis mes premiers courts métrages et mon premier long métrage, "Fornacis". Je construis la photographie comme une matière organique en fusion, qui participe pleinement à la narration, à la sensation, à la psychologie des personnages et à l’émotion.
Je partage cette récompense avec ma magnifique équipe image: mon chef opérateur Sylvain Rodriguez, mon steadicamer et cadreur René-Pierre Rouaux, et mon étalonneur Daniel Santini.
Je souhaite également dédier ce prix à mon papa, l’artiste Vincent Mengin-Lecreulx. J’ai passé mon enfance dans son atelier, où il m’a appris le langage des couleurs et des formes, la puissance des matières et des contrastes. Il m’a aussi transmis son audace: celle d’associer les formes et les couleurs pour créer son propre vocabulaire artistique.
Je mesure aujourd’hui à quel point cette transmission habite mon cinéma. Si je porte une telle exigence autour de la couleur et de la photographie, c’est aussi parce que j’ai grandi au contact de son regard d’artiste, mais également de tous les artistes venus en résidence chez mes parents, au Lieu d’Art Contemporain de La Réunion".
Le nouveau long métrage d'Aurélia Mengin se prépare...
"Le Soupir des Papillons" en préparation
"Je prends ce15ème prix comme une nouvelle dose d’énergie! Une nouvelle reconnaissance qui arrive à un moment particulièrement important pour moi. Depuis quelques semaines, j’ai commencé la préparation de mon troisième long métrage, "Le Soupir des Papillons", et je démarre actuellement le casting.
Je poursuis avec "Le Soupir des Papillons" mon exploration d’un cinéma féminin, organique, sensoriel et sensuel, dans lequel les femmes sont au cœur du récit. Je veux continuer à interroger la féminité, la folie, le désir, la maternité, la culpabilité, la mémoire, la perte de connexion à la réalité et la rédemption, tout en m’affranchissant des représentations réductrices et consensuelles imposées par le regard patriarcal.
Après "Fornacis" et "Scarlet Blue", "Le Soupir des Papillons" sera lui aussi un film indépendant, porté par une vision artistique exigeante, libre, radicale, et par la volonté de continuer à créer en dehors des chemins balisés.
À l’heure où le cinéma indépendant et le cinéma d’auteur doivent plus que jamais défendre leur liberté et leur existence, continuer à faire des films est pour moi un acte de résistance. Je veux croire qu’il existe encore des producteurs, des partenaires, des artistes et des spectateurs prêts à soutenir des œuvres singulières, qui prennent des risques et refusent d’amputer leur identité pour entrer dans les cases et les logiques de l’industrie cinématographique".





