6 cas de variole du singe à ce jour à La Réunion (photo Syndicat National des Dermatologues)
L’ARS La Réunion a donc confirmé ce jour deux nouveaux cas de variole B (Mpox), portant à 6 le nombre total de cas recensés depuis le début de l’année dans l'île.
Le 5ème cas concerne une personne contact à risque du second cas importé, confirmé le 9 février.
Pour le 6ème cas, aucune notion de voyage récent dans des pays où la variole B circule et aucun lien épidémiologique avec les cas précédemment identifiés n’a pu être établi.
Les équipes de l’ARS et de Santé publique France disent "intensifier le contact‑tracing pour identifier l’ensemble des cas contact afin de leur proposer un accompagnement, un suivi médical et une recommandation systématique à la vaccination réactive.
Cette proposition d’une vaccination réactive est adaptée au cas par cas, en coordination avec le médecin traitant et l’infectiologue hospitalier des centres de vaccination".
En attendant, une grande méfiance grandit pour toutes les personnes arrivant de Madagascar, et dans une moindre mesure de Mayotte.
Qu’est-ce que la variole B (mpox) ?
La variole B (mpox) est une maladie infectieuse qui se manifeste principalement par une éruption cutanée, pouvant toucher le visage, la région ano-génitale, les paumes des mains et les plantes des pieds.
Les lésions peuvent également s’étendre à l’ensemble du corps et aux muqueuses, et sont parfois accompagnées de démangeaisons.
L’éruption peut être précédée ou accompagnée d’une fièvre, de maux de tête, de courbatures ou de ganglions.
La variole B se transmet principalement lors de contacts étroits, notamment via :
- les lésions cutanées d’une personne malade, les objets contaminés (linge, literie, vaisselle)
- des rapports sexuels, même avec préservatif.
La transmission par gouttelettes (salives, éternuements, postillons) est très marginale et nécessite un contact en face à face prolongé et sans masque.
La maladie évolue généralement favorablement et dure le plus souvent entre 2 et 3 semaines.
La personne est contagieuse dès l’apparition des premiers symptômes et jusqu’à la cicatrisation complète des lésions cutanées. La période d’isolement recommandée est de 3 semaines, afin d’éviter toute contamination de l’entourage.






